Le 5 novembre 2019 marque les  deux ans du début du mandat des élus municipaux, qui entament donc la seconde moitié avec confiance.  «Déjà», estime la Mairesse qui, bien qu’elle soit très fière du chemin parcouru avec son équipe, constate qu’il reste encore beaucoup à faire.

Depuis deux ans, les élus méganticois ont maintenu le cap sur leur priorité à faire un développement intelligent et durable qui respecte la capacité de payer des contribuables. Cette année, ils ont activé plusieurs dossiers, mais se sont aussi permis d’en ralentir d’autres pour les questionner.  «Nous avons décidé de prendre le temps de bien faire les choses, de s’assurer que chaque projet réponde aux réels besoins de la population. Nous devons avoir la capacité de payer, non seulement les coûts de construction, mais également les coûts d’entretien et d’opération».  Une consolidation est nécessaire.

Le centre-ville continue sa progression

« Il faut reconstruire, et il faut aussi animer le milieu pour que la population s’approprie de plus en plus l’espace. La bonne nouvelle, c’est que c’est ce qui se passe», estime la Mairesse. Dans la dernière année uniquement, l’ouverture du Concerto y a été pour beaucoup. Rappelons que la ville a toujours soutenu et encouragé le projet. Les vingt-quatre unités de logement «Oasis sur le parc» sont déjà toutes louées et sont venues s’ajouter à l’offre en logements de Place Renaissance sur la rue Frontenac. L’objectif d’un centre-ville habité se concrétise donc de plus en plus. La présence du marché public, l’ensemble des nouveautés touristiques telles que les expositions intérieure et extérieure à la gare, la balado Découverte du Parcours Marcheurs d’étoiles et les photos le long de la piste cyclable ont amené beaucoup de visiteurs cet été. L’illumination de la Promenade Papineau dans laquelle la Ville s’est impliquée, la Place éphémère animée et les événements tels que le retour de Lac-en-fête dans le parc des Vétérans permettent aussi la réappropriation du territoire. Le microréseau électrique quant à lui débutera son déploiement d’ici quelques mois. Des interventions seront visibles bientôt.

Sur le plan de la construction, le constat est clair pour les élus: «Il faudra être audacieux, patients et faire encore plus d’efforts, car toutes les villes du Québec sont attractives. Il faut se démarquer.» La Mairesse dit être sur la bonne voie avec le nouvel incitatif que son Conseil a adopté en juin dernier pour provoquer le développement. La Ville offre ainsi 12% de subvention non remboursable à tous les projets du centre-ville en fonction de la valeur foncière du bâtiment, et ce, sans impact sur le compte de taxes des citoyens, puisque les sommes proviennent du fond du recours collectif. Quelques semaines seulement après l’annonce, deux groupes annonçaient à la Ville leur intention de développer leur projet. D’abord, le projet hôtelier qui en date d’aujourd’hui poursuit ses démarches. Les plans ont été présentés au comité consultatif d’urbanisme qui a émis une recommandation favorable au Conseil municipal. Maintenant, les investisseurs sont à pied d’œuvre pour compléter le financement avec l’ensemble des partenaires pour ce projet majeur. Quant au projet de la Clinique d’optométrie, le chantier au coin Frontenac et Thibodeau a été lancé à la fin octobre. Le terrain de la marina demeure quant à lui convoité. Après l’appel de projets lancé par la Ville en mars afin de s’assurer que le projet réponde aux besoins des Méganticois, un promoteur privé travaille actuellement à la définition de son projet qu’il présentera d’ici la fin novembre au Conseil municipal.

Un parcours parfois ardu

« Étre élu municipal, ce n’est pas un long fleuve tranquille ». Le Conseil avoue avoir eu plusieurs imprévus cette année tels que les départs presque simultanés de la directrice générale ainsi que du directeur des ressources humaines, de même que la perte d’un deuxième conseiller en deux ans. «Heureusement, force est de constater que nous avons su rebondir. Avec l’expérience et le regard nouveau des nouvelles personnes en place, dont le directeur général Jean Marcoux, la poursuite des projets est assurée », lance la Mairesse, confiante. La construction de l’Espace mémoire, par exemple, qui devait être complété cet automne, sera reportée au printemps 2020, puisque les coûts de construction réels se sont avérés beaucoup plus élevés que ceux estimés. L’équipe municipale s’affaire à optimiser le projet afin que le budget prévu soit respecté. Rigueur budgétaire, c’est le mot d’ordre. Quant à la réhabilitation de l’ancienne scierie Billots Sélect, les élus ont dû ralentir la cadence, car la priorité devait être de décontaminer avant de planifier la suite. Une réflexion en profondeur sur la vocation du bâtiment sera faite avec la population au courant de la prochaine année. Toutefois, puisque le projet est ressorti comme prioritaire dans la planification stratégique, l’Espace jeunesse a été récemment priorisé et donc réactivé. «Les étapes de conception et de construction verront une évolution rapide dans les prochains mois pour une fin de construction avant décembre 2020. «Nous avons toutefois grandement optimisé le projet en tenant compte des besoins des jeunes, mais en étant réalistes sur notre capacité d’entretenir et d’animer l’endroit avec les partenaires du milieu». La caserne incendie et le barrage demeurent des projets importants, voir essentiels, mais rencontrent encore des enjeux majeurs qui préoccupent le Conseil. Dès que nous aurons réussi à dénouer les nœuds dans ce dossier, nous en informerons les citoyens», conclut la Mairesse.

La sécurité avant tout

Le Conseil municipal a également pris le taureau par les cornes en ce qui a trait à la sécurité de ses citoyens dans les deux dernières années en s’attaquant à des dossiers qui trainaient en longueur depuis longtemps. «La démolition de l’ancienne MRF qui tombait en ruine, juste à côté de l’école primaire, il fallait s’en occuper. Même chose pour l’ancien coquelicot, tout près du Walmart. Ces bâtiments représentaient un réel risque, c’est maintenant réglé». Même constat pour la voie de contournement que les élus ont pris en grande priorité. «Depuis 2 ans, le dossier a énormément bougé. La collaboration avec les municipalités voisines que nous avons priorisées, les multiples discussions avec les divers représentants politiques, l’annonce du projet par les premiers ministres en mai 2018, les consultations du BAPE, l’annonce de la gare de triage, le dépôt du rapport du BAPE au ministre de l’Environnement. C’est sans aucun doute le dossier qui prend le plus de mon temps, mais aussi celui qui selon moi est le plus important, car tout le reste en dépend», affirme la Mairesse.

Les élus seront bientôt à l’aube de la nouvelle année et ce qui les rend le plus fiers après 2 ans, c’est de sentir l’esprit d’engagement des Méganticois, de les voir retrouver leur sentiment d’appartenance envers leur ville. Ils accordent une grande importance à la communication, à l’implication citoyenne, au dynamisme du milieu et à l’accessibilité et la diversité des services que nous offrons. Le but ultime est que les citoyens soient heureux, et qu’ils deviennent des ambassadeurs qui contribuent à l’attraction de nouveaux résidants. Rappelons que la fête des nouveaux résidants a battu un nouveau record cette année avec plus de 70 participants. Lors de cet événement, ils ont tous reconnu la qualité de l’accueil qu’ils ont reçu. «Non seulement la qualité de ces personnes est impressionnante, mais le regard nouveau qu’ils portent sur notre ville et leur désir de faire la différence l’est tout autant. Tout cela nous donne confiance en l’avenir».

C’est donc bien motivé et uni que le Conseil municipal poursuit son engagement. «Nous serons plus que jamais guidés par la volonté des citoyens que nous avons consultés cette année via la démarche de planification stratégique 2020-2025. Le fruit de la démarche sera validé par ceux-ci au cours des prochaines semaines et deviendra le repère pour chaque décision prise à l’avenir. «C’est selon nous la meilleure façon de faire progresser une ville, en mettant le citoyen au centre des décisions», conclut la Mairesse.