Loin d’être une pratique récente, la végétalisation des toits est pratiquée depuis des centaines, voire des milliers d’années; la technique est utilisée plus particulièrement dans certains pays d’Europe pour renforcer l’isolation ou la climatisation des bâtiments.

Aujourd’hui, l’Allemagne est un précurseur dans la technologie des toits verts, puisqu’elle a connu dès les années 1990 un taux de croissance de plus de 20 % du nombre de mètres carrés de toits verts. Ils s’implantent au Québec depuis quelques années et semblent être une technologie prometteuse.

Un toit vert peut prendre des formes très variées, allant d’un simple couvert de végétation à la plantation d’arbres pouvant atteindre plusieurs mètres! Il peut également être accessible au public.

Les toits verts permettent le renforcement de l’isolation du toit (thermique et acoustique), l’économie d’énergie, la prolongation de la vie utile de la membrane d’étanchéité (deux à trois fois plus longue!), la captation des eaux de pluie, etc. Une foule d’avantages non négligeables à considérer lors d’une nouvelle construction!

Contrairement à la croyance populaire, les toits verts n’ont pas que leur place dans les grands centres urbains, puisqu’ils recèlent une majorité d’avantages pouvant être bénéfiques pour tous les types de milieux. C’est l’occasion ou jamais à Lac-Mégantic de démontrer notre leadership en la matière!

Marie-Christine Picard
Agente en environnement et développement durable, Ville de Lac-Mégantic
Source : SCHL (sans date), Trottier (2008)